Le langage pictural de Fernanda Brunet (Mexico, 1963) associe l'effervescence du baroque à l'esthétique de la peinture japonaise. Les trois œuvres présentées nous entraînent dans les tourbillons d'une nature transfigurée.

 

 

 

 

 

Dans les photographies de Claudia Fernández (Mexico, 1965), certains objets ou représentations de la vie quotidienne, comme des façades de maison ou des automobiles, sont transformés en figures abstraites. Dans la série Omnibus, ce sont des logos de cars - difficilement identifiables - qui constituent l'élément de ses compositions.

 

Les Rois Mages de Rubén Ortiz (Mexico, 1964) mettent en lumière les contradictions esthétiques de deux univers culturels qui n'ont rien en commun : les traditions populaires mexicaines et le monde du progrès actuel. Trois photographies, où le kitsch côtoie le multiculturalisme, rendent compte des scènes populaires incongrues auxquelles on assiste le 6 janvier dans le Parc de l'Alameda Central à Mexico. Dans cet univers commercial, les Rois sont évidemment auréolés de fausseté.

 

Le travail de Marcos Ramírez " Erre " (Tijuana, 1961) constitue un discours socioculturel sur la " zone de transit " ou " de passage " qu'est la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Quant à l'œuvre Fauteuil présidentiel sur un sol mexicain, elle stigmatise avec ironie les images du trône royal et du présidentialisme. De même, les jeux de reflets de De l'or contre des miroirs remettent en question l'identité nationale cristallisée par la politique et l'idiosyncrasie mexicaines.

 

La vidéo Plus rapide que l'éclair (En menos de lo que canta un gallo) de Guillermo Roel (Mexico, 1970) montre comment une construction de verre peut devenir un original terrain d'expérimentation sur la couleur et le mouvement.

 

Le travail de Betsabeé Romero (Mexico, 1963) propose, quant à lui, une lecture contemporaine de la richesse culturelle du Mexique telle qu'elle se reflète dans les traditions populaires et l'histoire. Les bas-reliefs modelés dans des pneus de voiture - la roue qui tourne, qui imprime de la mémoire - évoquent également le marqueur que les peuples préhispaniques utilisaient dans le jeu de pelote.

 

Luis Miguel Suro (Guadalajara, 1972) travaille la céramique à haute température avec une pureté minimaliste. Par la Série Assassins suicidaires - huit pistolets de céramique -, l'artiste évoque les problématiques qui dérivent de la violence urbaine actuelle.
La principale caractéristique du travail de Boris Viskin (Mexico, 1960) réside dans la diversité des techniques et des matériaux employés - élaborés à partir d'objets de la vie quotidienne - pour aboutir à des formes, figures et éléments qui tendent vers l'abstraction. C'est dans cette perspective que Boris Viskin réutilise les nattes de paille et les cageots que l'on trouve fréquemment au Mexique. Cageots, cageots, à l'instar des autres œuvres présentées dans le cadre cette exposition, est un mariage de genres : installation et peinture se trouvent ici étroitement imbriquées.

 

Présentation par James Oles
Communiqué de presse

 

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