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Regard et Mémoire " L'exposition présente une sélection de 92 photographies appartenant au Fonds Casasola. Présentée pour la première fois à Madrid, en Espagne, en mars 2003, elle suit depuis lors un parcours itinérant à travers l'Espagne et l'Europe. Cette séléction a été réalisée par le commissaire de l'exposition, Pablo Ortiz Monasterio, photographe et éditeur de renom. Elle est clasée selon les catégories suivantes : La paix sous le porfiriat La guerre révolutionnaire Les métiers La modernité L'aigle et le serpent La nuit La justice Les célébrités La paix sous le porfiriat Le général
José de la Cruz Porfirio Díaz, mieux connu comme "Don
Porfirio", gouverna le Mexique de 1876 jusqu'à l'éclatement
de la Révolution en 1911.
En février
1911, un groupe de révolutionnaires part de l'état de Chihuahua,
au nord du Mexique, mené par Francisco I. Madero, ils prennent
les armes contre le gouvernement de Porfirio Díaz. La lutte
s'étend rapidement à l'ensemble du pays. Au Sud, Emiliano
Zapata, paysan d'origine et stratège militaire d'exception, se
joint à la cause de Madero en prônant "la Terre et la
Liberté". En juin 1911,
Porfirio Díaz, âgé et fatigué, est contraint
à l'exil, tandis que Madero est acclamé à Mexico.
La paix est de courte durée. Le général Huerta, soutenu
par une fraction de l'armée, est l'artisan d'un soulèvement
contre le président Madero, vaincu et passé par les armes.
Les métiers Au terme
des hostilités, le vieux régime est en pièces, les
infrastructures et l'économie du pays en piteux état, et
plus d'un million de personnes ont péri dans la guerre.
Alors que le nouveau régime politique suit un processus de consolidation (1917-1934), une nouvelle réalité est en train de se forger : celle de la modernité, qui s'impose partout comme une formule de développement national. Les Casasola
photographient les grands sujets de leur temps : le mouvement, la vitesse,
les machines, les grands travaux, la mode.
L'aigle et le serpent
Dans les années 1920 et 1930, l'effervescence sociale, intellectuelle et artistique issue de la Révolution mexicaine fait de la ville un pôle d'attraction pour les artistes et les intellectuels du monde entier.
La nuit L'appareil photo des Casasola hante également le monde de la nuit urbaine. Comme dans
toutes les villes, l'électricité transforme la notion du
temps. D'innombrables cinémas, des bals, des music-halls voient
le jour. La justice De tous les préjudices subis par le peuple, et ce depuis la nuit des temps, l'absence d'équité dans l'administration de la justice est sans doute l'un des premiers. Le nouveau régime s'efforce de moderniser le système judiciaire, il réforme codes et lois. Des méthodes professionnelles d'enquête criminelle sont établies et des jurys populaires institués, en vertu desquels la condamnation ou l'acquittement étaient criés par la salle. Cette expérience, qui fait sans doute écho aux divertissements populaires, se solde par un échec.
Les célébrités
Les Casasola excellent dans cet art, auquel ils imposent un style propre. Personnages illustres et citoyens anonymes captent ainsi l'attention des photographes, tramant ces visages intenses qui évoquent toujours à nos yeux la société mexicaine post-révolutionnaire.
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